Congo démocratique : le Conseil de sécurité condamne les massacres de Kisangani

24 mai 2002

Le Conseil de sécurité a condamné "vigoureusement" les massacres, "en particulier de civils", qui ont eu lieu récemment à Kisangani, et demandé la cessation immédiate de toutes les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire.

Le Conseil de sécurité a condamné "vigoureusement" les massacres, "en particulier de civils", qui ont eu lieu récemment à Kisangani, et demandé la cessation immédiate de toutes les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire.

Dans une déclaration rendue publique cet après-midi à l'issue de consultations, le Conseil a exigé à nouveau que la ville soit démilitarisée conformément aux résolutions pertinentes du Conseil, et que le fleuve Congo soit réouvert complètement à la navigation commerciale.

Le Conseil a par ailleurs invité le secrétaire général à "déterminer si un renforcement provisoire du déploiement à Kisangani de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC) pourrait contribuer à apaiser les tensions".

La tentative de mutinerie et les représailles qui l'ont suivie à la mi-mai ont fait de nombreuses victimes parmi la population civile de cette localité.

Par ailleurs, une équipe d'experts sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et d'autres ressources en RDC a affirmé que cette pratique non seulement se poursuivait, mais s'intensifiait même dans l'est du pays.

Dans un rapport publié aujourd'hui, les experts ont conclu au bout de deux mois d'enquête dans la région des Grands Lacs que l'extraction des ressources par des troupes étrangères stationnées en territoire congolais ou par des groupes armés congolais faisait un appel intensif à la main d'oeuvre locale, souvent contrainte de travailler sous la menace.

Le gain acquis du commerce de ces ressources était utilisé "à des fins d'enrichissement personnel", ou pour financer des armées étrangères, affirme le document.

"L'exploitation des ressources naturelles a par ailleurs contribué à l'effondrement des économies locales et à la détérioration de la situation financière de la grande majorité de la population locale", note encore le rapport.

 

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