Moyen-Orient : Kofi Annan prône la réduction de la violence dans un cadre de mesures globales pour atténuer les tensions

21 février 2002

Une réduction de la violence au Moyen-Orient est la priorité immédiate, mais le problème sécuritaire doit s'inscrire dans le cadre d'une discussion globale des questions politiques, économiques et sociales de la région actuellement dans l'impasse.

Sans l'espoir d'une amélioration des conditions d'existence et d'une promesse de paix, il ne peut pas y avoir de cessez-le-feu durable. C'est ce qu'affirmé en substance cet après-midi le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, lors d'une intervention devant le Conseil de sécurité.

Déclarant que le manque de confiance profond entre les deux côtés rendait indispensable le rôle d'une tierce partie, le secrétaire général a estimé qu'il incombait au Conseil de sécurité et à la communauté internationale d'oeuvrer d'une manière concertée avec les Israéliens et les Palestiniens pour aboutir à une paix juste, durable et globale au Moyen-Orient.

M. Annan a par ailleurs annoncé qu'en raison de la situation préoccupante dans la région, il avait chargé son émissaire au Moyen-Orient, Terje Roed-Larsen, d'intensifier ses consultations avec les principaux protagonistes et toutes les parties intéressées.

L'intervention du secrétaire général a été suivie par une déclaration du Président du Conseil pour février, l'ambassadeur mexicain Adolfo Aguilar Zinser, qui a déploré le cercle vicieux de la violence au Moyen-Orient, qui, à son avis, rend la situation intolérable et présente de graves risques pour la sécurité internationale.

M. Zinser a également annoncé que le Conseil consacrerait un débat plus long à la question du Moyen-Orient "prochainement".

 

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