Kofi Annan estime que la question sécuritaire n'est qu'un aspect de la situation au Proche-Orient

29 janvier 2002

A l'occasion de la première journée de sa visite officielle en Autriche, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a estimé aujourd'hui lors d'une conférence de presse qu'il y a eu une trop grande polarisation sur la question sécuritaire en tant que telle dans la crise du Proche-Orient.

Cette question devrait être débattue dans un cadre plus large et assortie de progrès réalisés dans la situation des populations palestiniennes et d'une évolution politique qui vise à ramener les parties à la table des négociations, a-t-il déclaré.

La conférence de presse, organisée à l'issue d'un entretien avec la ministre autrichienne des affaires étrangères, Benita Ferrero-Waldner, a également donner l'occasion au secrétaire général d'affirmer que le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, devrait pouvoir bénéficier d'une "plus grande liberté de manoeuvre". "Si vous affaiblissez un chef au point de le rendre impuissant, vous risquez d'avoir un vrai problème sur les bras", a-t-il ajouté.

Au cours de la matinée, M. Annan a eu également un entretien privé avec le Président autrichien Thomas Klestil, à l'issue duquel il a exhorté les Etats-Unis à garder des contacts avec les deux parties du conflit israélo-palestinien "car c'est la seule manière de garantir une médiation efficace".

Le secrétaire général a par ailleurs procédé à un vaste tour d'horizon de la situation internationale avec les autres responsables politiques autrichiens au siège du Parlement de Vienne.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.