Bénin : la répression des manifestations post-électorales inquiète l'ONU

20 mai 2019

Le Comité contre la torture s’est inquiété de la répression des manifestations et d’un climat alimentant des tensions post-électorales au Bénin.

L’organe des traités du Haut-Commissariat aux droits de l’homme demande à Cotonou d’apporter, dans un délai d’un an, des réponses suite aux allégations sur une répression de manifestations au début de ce mois de mai après l’annonce des résultats des dernières élections législatives. 

Il s’agit d’un recours excessif à la force, y compris des tirs à balles réelles contre des centaines de manifestants entourant la résidence de l’ancien président Thomas Boni Yayi pour lui témoigner leur soutien. « Ce qui aurait causé la mort d’au moins deux personnes », relève le document présentant les observations finales du Comité sur le rapport du Bénin.

« Nous en avons fait une question prioritaire d’une urgence capitale », a d’ailleurs précisé Abdelwahab Hani, Expert du Comité contre la torture, dans un entretien accordé à ONU Info.

En intégrant ces allégations de répression de manifestants dans ses recommandations urgentes, le Comité attend de Cotonou qu’il évalue cette question « dans un délai maximum d’un an ».

« Parce ce que l’usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques n’est pas accepté au regard de la Convention contre la torture », a ajouté M. Hani.

Crédit audio:
Abdelwahab Hani, Expert du Comité contre la torture; propos recueillis par Alpha Diallo, pour ONU Info
Durée audio:
6'18"

 

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