La Commission d’enquête de l’ONU veut suivre le processus électoral de 2020 au Burundi

12 mars 2019

Devant le Conseil des droits de l'homme, le Président de la Commission d’enquête sur le Burundi a souligné que la préparation et la tenue des élections de 2020 peuvent avoir une grande incidence sur la situation des droits de l’homme dans ce pays.

« Nous attirons l’attention du Conseil sur le fait que la préparation et la tenue des élections de 2020 peuvent avoir une grande incidence sur la situation des droits de l’homme au Burundi au cours des prochains mois. Le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales ainsi que l’existence d’un État de droit et d’un pluralisme politique sont essentiels à l’organisation d’élections qui soient réellement démocratiques, libres et crédibles en 2020. La future campagne électorale doit être ouverte aux médias indépendants et se dérouler dans un climat libre et apaisé, dans lequel les candidats et les électeurs ne craignent pas d’être victimes de violence, d’intimidation ou de représailles.

Nous prenons note que le 14 février 2019, après des mois de procédure, les autorités viennent d’autoriser la création d’un nouveau parti politique d’opposition appelé le « Congrès National pour la Liberté ». Notre Commission continuera de suivre attentivement les mesures et les décisions prises par les autorités burundaises et tous les développements sur le terrain qui ont un lien avec la préparation des élections afin d’identifier les risques éventuels de violence ou de violation des droits de l’homme ».

Crédit audio:
Doudou Diène, Président de la Commission d’enquête sur le Burundi
Durée audio:
1'8"

 

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