Burundi : le mandat de la Commission d'enquête sur les droits de l'homme prolongé d'un an

28 septembre 2018

Le mandat de la Commission d'enquête indépendante sur les droits de l'homme au Burundi a été prolongé d'un an par le Conseil des droits de l’homme.

La décision a été prise vendredi, à Genève, grâce à une résolution adoptée par 23 voix pour, 7 contre (Burundi, Chine, Cuba, Egypte, République démocratique du Congo, Arabie saoudite et Venezuela) et 17 abstentions.

Par cette résolution, le Conseil a condamné « avec la plus grande fermeté tous les actes de violence commis au Burundi par l’ensemble des parties ou des individus » et a décidé de proroger le mandat de la Commission « afin qu’elle puisse approfondir ses investigations ». Il condamne énergiquement les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées, les arrestations et les détentions arbitraires ou la persécution de membres de la société civile, de journalistes et de blogueurs, de membres de l’opposition et de manifestants.

En outre, le Conseil demande instamment Gouvernement burundais de mettre fin aux violations des droits de l’homme, de garantir le sécurité, l’intégrité physique et la protection de sa population.

Par ailleurs, il déplore que la coopération avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme reste suspendue et insiste sur la nécessité de permettre au Haut-Commissariat de s’acquitter de son mandat et de reprendre ses activités.

Avant le vote de la résolution, le Représentant permanent du Burundi auprès de l’ONU à Genève avait dénoncé la « conspiration » dont Bujumbura « est victime devant ce Conseil », l’accusant d’être « instrumentalisé, politisé ». Il a également qualifié le contenu de la résolution de « choquant et insidieux ».

« Il est regrettable que l’Union européenne et ses alliées aient violé la présomption d’innocence dans le seul but de soutenir les travaux de la Cour pénale internationale contre le Burundi, en tenant le Conseil en otage et en adoptant une résolution allant à l’encontre des résolutions précédentes. Cet acharnement contre le Burundi s’est concrétisé dans la résolution », a dénoncé l’Ambassadeur Rénovat Tabu.

(Extrait sonore : Rénovat Tabu, Ambassadeur, Représentant permanent du Burundi auprès de l’ONU à Genève)

Crédit audio:
Rénovat Tabu, Ambassadeur, Représentant permanent du Burundi auprès de l’ONU à Genève
Durée audio:
3'6"

 

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