Le chef des droits de l’homme dénonce des « abattoirs » en Syrie, RDC, Burundi, Yémen et Myanmar

26 février 2018

M. Zeid Ra’ad Al Hussein, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a vivement salué l’adoption très récente d’observer un cessez-le-feu de trente jours en Syrie. Mais le Haut-Commissaire Zeid a jugé qu’il fallait « rester prudent » sur la situation en Syrie « car les raids aériens se poursuivent ». Cette résolution, a-t-il poursuivi, doit donc être prise en compte dans le cadre de sept années d’échec dans la cessation de la violence, sept années « tueries de masse continues et effroyables ».

Il a ensuite dénoncé ces « abattoirs d’êtres humains » dans plusieurs conflits dans le monde. « Ghouta orientale, les autres zones assiégées en Syrie, l’Ituri et les Kassaï, en République démocratique du Congo, ou encore Taiez, au Yémen, le Burundi et l’Etat Rakhine, au Myanmar, sont devenues les abattoirs d’êtres humains les plus prolifiques des temps modernes, car peu est fait, préventivement ou collectivement, pour éviter ces horreurs qui se multiplient », a ajouté M. Zeid, rappelant que le Haut-Commissariat n’avait eu de cesse d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les violations des droits de l’homme, appels qui auraient dû conduire à des mesures préventive. « A chaque occasion, l’action a été minime », a-t-il constaté, s’arrogeant le droit de « parler franc » compte tenu qu’il s’agit de sa dernière déclaration à l’occasion de l’ouverture d’une session de mars du Conseil.

Crédit audio:
Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme
Durée audio:
54"

 

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