Édition spéciale : Enric Sala, pour la santé des océans

25 décembre 2017

Pour  cause de jour férié au Siège de l’ONU, nous vous proposons une édition spéciale avec Enric Sala, l’explorateur marin que nous avons rencontré en marge de la Conférence des océans qui s’est tenue en juin de cette année.

Face à la surpêche, à la pollution et au réchauffement climatique qui minent nos océans, explique le biologiste marin, la création d'aires marine protegées apporte de multiples bénéfices et répresentent un bon investissement.

"Il y a une solution qui est très simple si on arrête de pêcher dans certaine zones et l'on créer des réserves, la vie maritime se récupère très rapidement" explique le défenseur des océans.

Selon l'explorateur des zones maritime les plus reculées et sauvages de la planète, ces aires matitime protégées permettent non seulement de préserver et de rétablir la vie marine, mais elles augmentent les pêches dans les périphéries en augmentant les population de poissons et créent des opportunité d'écotourisme rapportant jusqu'à 40 fois plus importante que celle de la pêche.

Enric Sala cite l'exemple de la Grande barrière de corail d'Australie qui rapporte 5 milliards de dollars par an et 60.000 emplois en tourisme à ce pays .

Cela s'applique également aux pays en développement, affirme l'explorateur, à l'instar du Kenya dont les pêcheurs ont pu doubler leurs revenus suite à l'effet de récupération des poissons autour des réserves.

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Enric Sala filme un récif de corail. (Photo: National Geographic/ManuSanFelix)

"Le potentiel écotouristique qui peut aider à financer des aires protégées est extraordinaire " affirme le scientifique engagé , citant l'exemple de la réserve des Iles Medes qui avec 1km carré de surface apportent 12 millions de dollars par an à la communauté locale.Aussi ces aires renforcent la résilience face au changement climatique et au réchauffement des eaux qui mènent au blanchiement des coraux.

"Les réserves ne peuvent pas protéger un endroit du réchauffement mais si l'on a un écosystème complet, la récuperation des coraux est beaucoup plus rapide" précise Enric Sala, donnant en exemple les Iles Phoenix ou de la Ligne des Kiribati dont les coraux blanchis se récupèrent bien.

Le scientifique, qui passe sa vie "à explorer étudier la mer, produire des films et aussi essayer d'inspirer les leaders des pays de préserver les endroits les plus sauveur de la mer", est venu partagé son message lors des travaux de la Conférence sur les océans qui s'est tenu cette semaine au Siège de l'ONU à New York, l'occasion pour ONU Info de le recevoir dans nos studios.

Il faut savoir que la communauté internationale s'est fixé l'objectif de protéger plus de 10% des zones marines du monde d'ici à 2020. Si les engagements volontaires enregistrés lors de la Conférence sur les océans cette semaine sont tenus, cet objectif devrait être réaliser.

Interview:

Enric Sala, biologiste marin et explorateur de National Geographic responsable du progamme Pristine Seas

Interview, présentation et mixage: Cristina Silveiro

Collaboration : Paulina Carvajal

Prise de son : Carlos Macias

 

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